Denis Coderre élu maire de Montréal

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Denis Coderre a été élu dimanche soir maire de Montréal. L’ancien député fédéral succède à Gérald Tremblay, Michael…

 

MONTRÉAL – Denis Coderre a ravi la mairie de Montréal avec une avance modeste sans avoir su s’assurer la majorité au conseil de ville.

Au moment d’écrire ces lignes, Denis Coderre obtenait 31,62 % des voix. Il n’avait toutefois pas réussi à faire élire suffisamment de ses candidats pour s’assurer la majorité absolue à l’hôtel de ville.

À 23 h hier, 27 des 65 sièges étaient acquis à M. Coderre, alors que la majorité se situe à 33. Projet Montréal détenait 22 sièges.

À moins d’un revirement de situation, M. Coderre n’aura donc pas les rênes de l’Hôtel de Ville.

Grosses pointures

«On va travailler ensemble», a laissé tomber Pierre Desrochers, qui serait le président du comité exécutif de M. Coderre s’il est élu.

N’empêche que tout un pan de la soirée d’hier s’est déroulé sans grand suspense. M. Coderre a été donné gagnant à peine plus d’une heure après le début du dépouillement des votes. De grosses pointures de son équipe ont également été élues tôt dans leur mairie respective, dont Alan DeSousa et Gilles DeGuire.

Les tendances de Twitter plaçaient le mot Coderre, amateur de ce réseau social, deuxième au monde.

Mais voilà que la confortable avance de M. Coderre a fondu au fur et à mesure que la soirée avançait. De 41 % des voix, il en récoltait soudainement à peine plus que 31 %. Ses deux plus proches adversaires, Mélanie Joly et Richard Bergeron, le talonnaient, récoltant chacun 26 % des votes.

Union montréal

Les nombreuses candidatures de sa formation issues d’Union Montréal, le défunt parti de l’ex-maire Gérald Tremblay, ont hanté M. Coderre tout au long de la campagne.

«Il ne faut pas rendre les gens coupables par association», n’a-t-il eu de cesse de répéter.

Les choses se sont corsées pour l’aspirant maire quelques jours avant le scrutin alors qu’il a été contraint de défendre l’intégrité de son équipe une fois de plus alors qu’il a fait de l’intégrité le thème de sa campagne.

La démission de son candidat Robert L. Zambito pour une histoire de malversation le 29 octobre a jeté une ombre sur la prudente campagne vers la mairie qu’a menée son ancien chef. Ancien d’Union Montréal, M. Zambito est soupçonné d’avoir voulu verser de l’argent pour acquérir un terrain appartenant à la Ville à moindre coût.

M. Coderre a ensuite dû se défendre d’exercer du chantage sur la communauté juive hassidique de Montréal. Un vidéo a créé la controverse la semaine dernière à ce propos. On pouvait y voir M. Coderre demander à plusieurs membres de cette communauté rassemblés d’éviter de diviser le vote si elle voulait obtenir son appui lorsqu’il serait élu maire de la ville.

Parti favori

Denis Coderre est devenu dès les premiers moments de la campagne l’ennemi à abattre pour tous les autres candidats à la mairie. C’est qu’il est sans contredit parti favori dans cette course.

Un sondage effectué aux premiers jours de la campagne le plaçait sans grande surprise en tête. Coderre récoltait alors 39 % des intentions de vote des Montréalais. Il bénéficiait déjà une confortable avance sur ses trois principaux adversaires. Le second coup de sonde à la mi-octobre lui donnait 41 % alors que Mélanie Joly et Richard Bergeron se disputaient la seconde place loin derrière.

 

Discours de Denis Coderre

 

Le nouveau maire de Montréal, Denis Coderre, lors de la soirée des élections municipales à Montréal, à la salle de spectacle L’Astral, le dimanche 3 novembre 2013. PASCALE LÉVESQUE/AGENCE QMI

 

http://www.journaldemontreal.com/2013/11/03/denis-coderre-est-deja-pret-a-assumer-les-fonctions-de-maire-de-montreal

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